Ce fruit à pépins, qui ne répond pas toujours à une définition bien précise en botanique, a de nombreuses significations symboliques.
Ces espèces sont connues dès le début du néolithique en Europe centrale. D’après la mythologie antique, c’est Dionysos qui aurait crée la pomme pour l’offrir à la déesse de l’amour Aphrodite. La pomme a donné lieu à de nombreuses associations érotiques où elle est comparée à la poitrine féminine, tandis que le cœur du fruit coupé en deux, dans lequel on peut voir les pépins, est censé rappeler la vulve. La déesse de la terre Gaïa offrit à Héra une pomme symbole de la fécondité, lors de son mariage avec Zeus. A Athènes, il était de coutume que les mariés se partagent et mangent une pomme le jour de leurs noces avant de pénétrer dans la chambre nuptiale. Envoyer des pommes à quelqu’un ou en lancer à ses pieds était une marque d’amour.
Dans la religion celte, la pomme était symbole du savoir traditionnel, en même temps qu’aliment de l’Au-delà dont elle devint quasiment l’équivalent en assurant l’immortalité à tous ceux qui s’en nourrissaient.
En Irlande, les îles fortunées où l’on connaît l’éternelle jeunesse sous le gouvernement des femmes merveilleuses, s’appelaient Emain Albach, les « îles aux pommiers ».
Le roi Arthur se serait dirigé vers l’île d’Avalon après sa mort qui ne serait autre que cette même île aux pommiers. Avallon est pour les celtes le pays des plaisirs supraterrestres.
La symbolique chinoise se fonde sur l’analogie entre les mots signifiant pomme et paix.
En Europe la pomme du paradis, c’est-à-dire de l’arbre de la connaissance est le symbole de la tentation et du péché originel.
Dans le domaine profane, la forme sphérique de la pomme en fait un symbole cosmique, et c’est pourquoi les empereurs et les rois sont représentés tenant à la main, à coté de leur sceptre, un globe impérial en forme de pomme, et qui est sensé symboliser le monde.
Toutes ces symboliques accompagnent Stanne dans son œuvre qui y ajoutera une dimension d’universalité et d’intemporalité servant à la lutte contre les discriminations et à l’acceptation de notre court passage sur terre.
